Les DIB (Banals)
Déchets non dangereux : papiers, cartons, plastiques d'emballage, bois, textiles, métaux ferreux et non ferreux. Ils représentent souvent 70% du volume.
Enjeu : Le tri à la source pour valorisation matière.
Transformez vos contraintes réglementaires en leviers de performance économique.
De la gestion des DIB à la traçabilité des déchets dangereux, optimisez vos flux.
Dans l'industrie, les déchets, c'est plus juste des trucs à jeter. Ça peut être réutilisé ou, au moins, ça coûte cher à gérer. Avec la TGAP qui augmente tout le temps, ne pas trier et tout enfouir ou brûler, c'est une catastrophe financière pour les usines.
Aujourd'hui, les responsables QSE et les directeurs de site ont deux défis : assurer une sécurité à 100 % (surtout dans les sites ICPE ou SEVESO) et réduire les dépenses liées aux déchets. Pour ça, il faut des machines pour trier (presses, compacteurs) et être super sérieux sur le tri des 5 types de déchets obligatoires dès le départ.
Une gestion efficace commence par une caractérisation précise de vos gisements. En industrie, on distingue trois grandes familles qui ne doivent jamais être mélangées.
Déchets non dangereux : papiers, cartons, plastiques d'emballage, bois, textiles, métaux ferreux et non ferreux. Ils représentent souvent 70% du volume.
Enjeu : Le tri à la source pour valorisation matière.
Déchets présentant un risque (inflammable, toxique, corrosif) : solvants, huiles de coupe, boues industrielles, batteries, aérosols, chiffons souillés.
Enjeu : Sécurité, stockage sur rétention et traçabilité BSDD.
Déchets de construction ou démolition ne subissant pas de modification physique ou chimique : gravats, béton, briques, tuiles.
Enjeu : Réemploi sur site ou filières BTP spécialisées.
Pour être conforme, votre entreprise doit respecter le Décret 7 flux (le décret 5 flux étendu aux déchets de construction et parfois textiles). Pour en savoir plus sur les obligations légales générales, consultez notre page dédiée à la réglementation professionnelle.
En industrie, le volume est l'ennemi. Transporter de l'air coûte cher. L'installation de matériel de réduction de volume est souvent rentabilisée en moins de 24 mois.
Idéales pour les gisements homogènes (cartons, films plastiques). La machine compresse les déchets en "balles" denses, faciles à stocker et à revendre aux recycleurs.
Pour les DIB mélangés ou les déchets humides (cantines industrielles). Le compacteur est souvent connecté à une benne amovible.
La gestion des flux nécessite des contenants adaptés aux rotations des camions et aux chariots élévateurs (têtes rotatives, fond ouvrant).
La gestion des déchets ne doit pas entraver la production. Le circuit des déchets dans l'usine (marche en avant) doit être pensé pour éviter les croisements de flux et les risques d'accident.
En zone de production, chaque conteneur doit être identifié par un code couleur standardisé et des pictogrammes clairs, visibles même par les opérateurs ne parlant pas français. Une erreur de tri dans une benne de recyclage peut entraîner le refus (et la facturation) de toute la benne par le prestataire.
Les DIS ne doivent jamais être stockés à proximité de sources de chaleur ou dans les zones de passage. L'utilisation de bacs de rétention est obligatoire pour tout stockage de liquide dangereux afin de prévenir la pollution des sols et des nappes phréatiques.
L'accumulation de déchets nuit à la sécurité. Cependant, faire venir un camion pour une benne à moitié pleine est un non-sens économique. L'utilisation de sondes de remplissage connectées permet de déclencher la collecte au moment optimal.
Petit conseil : Pensez aux bureaux de l'usine ! Même si y a moins de déchets, faut trier le papier et les canettes. Mettez des poubelles de tri dans les bureaux pour que tout le monde participe à la démarche RSE.